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Jean-Marc Havrez : « Être surveillant pénitentiaire ce n’est pas avoir une clé pour ouvrir et fermer des portes »

Correcteur et animateur d’ateliers de préparation des concours de la fonction publique pour les Cours Servais, Jean-Marc Havrez a accepté pour nous de revenir sur son incroyable parcours au sein de l’univers carcéral. Tout simplement passionnant.

 

Havrez-surveillant-pénitentiaire

@ Jean-Marc Havrez

Bonjour Jean-Marc, heureux de faire votre connaissance. Dites-nous ce qui vous a poussé à faire votre entrée dans le monde pénitentiaire ?

C’était il y a bien longtemps tout ça ! (rires) Je vous avoue qu’à l’époque j’avais postulé pour la douane, la police et la SNCF. Puis un beau jour je viens à rencontrer deux personnes, qui sont surveillants pénitentiaires, et ils me donnent l’adresse pour postuler et passer le concours. Et parmi tout ça, c’est chez eux que j’ai été convoqué en premier. Donc j’ai passé le concours de surveillant pénitentiaire en 78 et j’ai été affecté en 79. Le destin.

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Et après un concours de formateur du personnel ou vous terminez major de promotion, vous devenez quelques années plus tard, formateur régional des personnels en centre de détention. En quoi consiste la formation continue et la formation initiale ?

Disons que la formation continue permet de maintenir les exercices de tirs, de secourisme, d’incendie… On avait aussi beaucoup de cessions de formation sur la radicalisation religieuse, de gestion du stress ou encore sur les drogues, la toxicomanie. C’est très diversifié, un surveillant pénitentiaire se doit de connaitre un maximum de problématique pour ne jamais se sentir désemparé.

La formation initiale c’est pour les petits jeunes qui passent le concours aujourd’hui. Des élèves qui seront affectés dans des établissements, sous la responsabilité du formateur. On continue leur formation sur place, sur le terrain, en continuant leur formation théorique.

 

Prison - France - Havrez

© Mariusz Pracki – Adobe Stock

Qu’en est-il du lien avec les détenus ?

Vous êtes constamment avec eux, donc forcément il y a une relation humaine qui s’installe. Parfois il y a des gens avec qui ça accroche plus qu’avec d’autres. C’est d’ailleurs la première question que je pose à l’oral. Quelles sont les missions de l’administration pénitentiaire ? Il y a la garde, la réinsertion et depuis quelques temps, la prévention de la récidive. Alors certes, un surveillant pénitentiaire n’a pas le temps de passer des heures et des heures avec eux mais indirectement, sans le savoir, tous les jours on fait un travail de réinsertion. Le matin on oblige quelqu’un à se lever, on l’oblige à se laver, à dire bonjour, à dire au revoir, à dire merci, à se soigner, à suivre des cours scolaires, à travailler… Tout ça c’est le quotidien d’un surveillant. Ne pas lâcher ces repères-là et de déceler les gens fragiles et les suicidaires. C’est un travail de forme et de fond. Être surveillant pénitentiaire ce n’est pas avoir une clé pour ouvrir et fermer une porte. On vit avec eux.

Par la suite vous avez été promu lieutenant à la prison centrale de Saint-Maur…

Oui, juste à côté de Châteauroux. Un établissement avec neuf miradors, tous les grands perpétuités, tous les plus grands terroristes, vraiment un autre monde. J’ai été affecté là-bas et à ma première permanence j’ai dû gérer une mutinerie. J’ai sorti les armes, j’ai fait libérer des otages et j’ai stoppé une progression de détenus dans les couloirs. J’ai dû tirer en hauteur à la balle en caoutchouc pour éviter un envahissement de la détention.

Suite à ça, j’ai rapidement été promu capitaine à la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré. Chef de détention dans un quartier de déviants sexuels, de « pointeurs » comme on appelait ça à l’époque. Puis deux ans après on m’a muté à la maison d’arrêt de Rochefort, en tant que sous-directeur puis en tant que directeur à la maison d’arrêt de Béziers en 2008. Après ça, juste avant de prendre ma retraite, j’ai repris mon costume de formateur.

Sincèrement aujourd’hui, avec le recul, si un petit génie vient à me proposer de faire autre chose, de repenser une carrière, je reprendrais celle que j’ai fait. Je ne regrette rien du tout, ce métier est devenu une passion.

 

Maison d’arrêt - Cours Servais

© illustrez-vous – Adobe Stock

Aujourd’hui vous êtes enquêteur de personnalité au sein du Parquet du Tribunal de Grande Instance de Narbonne. En quoi consiste ce travail ?

L’enquêteur de personnalité intervient auprès d’un individu qui s’apprête à passer devant le procureur. Soit ça se passe en garde en vue, soit directement dans les geôles du tribunal. C’est une enquête de personnalité, complexe, pour en savoir davantage sur lui. Connaitre sa vie, savoir s’il travaille ou pas, s’il est marié, s’il a des enfants…

À l’issue de cette enquête je donne une alternative à l’incarcération. C’est-à-dire quelqu’un qui a un logement, un travail, qui n’est pas multirécidiviste, on peut lui proposer autre chose qu’un enfermement. Ça ressemble un peu à ce que j’ai pu faire pendant ma carrière, pour les entretiens d’arrivée de détenus.

Et depuis quelques temps, vous faites partie de notre équipe de correcteurs !

Oui, exactement. J’assiste aussi les élèves dans les oraux et examens blancs. De véritables situations d’examen pour les préparer au mieux aux conditions du concours. Je suis aussi membre du jury et organisateur de concours. J’ai aussi corrigé les tests psychotechniques avec des psychologues. Je sais exactement où amener l’élève pour qu’il soit le plus en phase avec ce qu’on attend de lui.

En savoir plus

Si comme Jean-Marc Havrez vous souhaitez devenir surveillant pénitentiaire et vivre de nombreuses expériences, formulez dès à présent votre demande de documentation sur notre site internet. En retour, un conseiller des Cours Servais prendra directement contact avec vous pour répondre à toutes vos questions et vous guider au mieux dans votre projet professionnel.

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